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HiPhiS – Histoire et Philosophie des Sciences

Prochaines conférences HiPhiS (cycle 2020 : « Modèles et Réalités ») [Dernière minute : conférence du 24 mars. annulée]

Alerte épidémique | suspension des activités | printemps 2020

Les mesures préventives décidées par l’autorité publique face à l’alerte sanitaire nationale (épidémie au coronavirus SARS-CoV-2) nous obligent à annuler la conférence du 24 mars. Selon l’évolution de la situation, les conférences HiPhiS à venir sont susceptibles d'annulations ou de reports.


[annulée] Mardi 24 mars, UM Polytech, amphi Peytavincliquer sur l’affiche pour plus d’informations

Détails de la prochaine conférence

Conférences à venir

(menu « Conférences »)
Détails du programme…

Les conférences commencent à 17h30 sauf mention contraire ; les lieux et détails sont annoncés dès que possible.


Mardi 24 mars [annulée]

 Thomas Heams,
AgroParisTech
Infravies, le vivant sans frontières


Mardi 16 juin

 Jean-Pierre Marquis,
Université de Montréal (CA)
(logique/philos. mathématiques – titre non communiqué)


Mardi 22 septembre

 Julie Jebeile,
post-doc Université de Berne (CH)
Modèles climatiques, nouvelles questions épistémologiques


 

Présentation du séminaire HiPhiS

  Créé en 2009 et porté par les Universités montpelliéraines et la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier, HiPhiS est un séminaire inter-universitaire de vulgarisation de haut niveau sur la science contemporaine, qui vise à attirer l’attention de l’ensemble de la communauté universitaire (enseignants et étudiants) sur l’intérêt interdisciplinaire et les enjeux philosophiques des recherches accomplies dans les équipes et les laboratoires de nos universités, ainsi que dans la communauté scientifique internationale. En définitive, il s’agit de rencontres où les regards sont croisés, en prise directe avec les problèmes qu’affrontent les diverses disciplines et avec le grand espoir – fondé par Dominique Lecourt dans son rapport au Ministre concernant l’enseignement de la philosophie des sciences – que si l’on prend soin d’analyser philosophiquement l’histoire des conceptions, théorisations et formalisations dont ces problèmes portent la trace, ce questionnement s’avèrera utile à la recherche elle-même.

Le séminaire compte une dizaine de séances par an au rythme d’une par mois environ, organisées autour d’un thème fédérateur annuel. Chaque rencontre d’environ deux heures comporte 1h30 d’exposé, suivi de 30 minutes de débat.

HiPhiS est soutenu par l’Université de Montpellier (UM), l’Université Paul-Valéry-Montpellier (UPVM3), la COMUE Languedoc-Roussillon Universités (anciennement PRES Sud de France), et l’IREM de Montpellier.

Coordination :

Delphine Bellis (UPVM3 UFR Philo), Laurent Boiteau (CNRS / UM), Thomas Hausberger (UM Fac des Sciences), Thierry Lavabre-Bertrand (UM Fac de Médecine).

Comité scientifique :

Manuel Bächtold, Delphine Bellis, Laurent Boiteau, Isabelle Busseau, Vincent Devictor, Alexandre Dézé, Muriel Guedj, Thomas Hausberger, François Henn, Jean-Paul Laurens, Thierry Lavabre-Bertrand, Alain Marciano, Henri Reboul, Christian Retoré, Jean Sallantin, Alexandre Viala.
Anciens membres : Anastasios Brenner, Hélène Hagège, Pascal Nouvel, Jean-Philippe Pin.

Conception graphique des affiches : Jean-Baptiste Brisson, Thomas Hausberger, Laurent Boiteau.


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Thème du cycle HiPhiS en cours : « Modèles et réalités » (2020)

  L’activité scientifique implique l’élaboration ou l’utilisation de modèles : quelles formes prennent ceux-ci dans les différents champs de la recherche, que ce soit en sciences “dures” ou en sciences humaines ? Comment sont-ils construits ? Se distinguent-ils des théories ? En outre, quels rapports entretiennent-ils avec la réalité visée ? Doit-on parler d’une ou de plusieurs réalités ? En particulier, doit-on distinguer réalité empirique et “réalité en soi” et/ou les réalités des différents domaines de recherche ? Ce questionnement sur le statut et la genèse des modèles s’inscrit dans l’actualité de la réflexion en épistémologie et l’ouvre à une perspective comparatiste entre les domaines de recherche.
  Illustré par une variété d’exemples en sciences (modèle ondulatoire vs. corpusculaire de la lumière ; modèles de l’atome ou de la liaison chimique ; modèle standard de la physique, du cosmos, ou du système Terre…), le terme de modèle recouvre en fait une diversité d’acceptions et d’usages : instance/objet d’une théorie scientifique ; représentation simplifiée ou idéalisée du réel ; simulation (e.g. numérique) ou extrapolation de situations concrètes. Les finalités d’usage des modèles peuvent être heuristiques (explicatives), ou au contraire “balistiques” quand il s’agit d’ingénierie ou d’applications des sciences.
  Ainsi, après avoir été une science purement descriptive, la biologie devenue expérimentale utilise aujourd’hui une large variété de modèles prédictifs, descriptifs, représentatifs, explicatifs, à travers lesquels le biologiste construit son regard sur le monde. Par ailleurs, le rapport entre modèle et réalité interroge la nature même de la science économique : étant acquis que les modèles ne sont que des représentations incomplètes de la réalité, quel degré d’irréalisme y est-il acceptable ? Le réalisme des hypothèses doit-il céder le pas à la capacité prédictive ?
  Les modèles étant souvent exprimés dans un langage mathématique (en vertu de sa force opératoire), les interactions des mathématiques avec d’autres disciplines suscitent en retour le développement des mathématiques appliquées sous la forme de nouveaux modèles, qui mènent parfois à de nouvelles théorisations mathématiques. La distinction entre mathématiques pures et appliquées a-t-elle alors un sens ? Réciproquement, le développement des mathématiques pures ne pourrait-il être vu comme relevant d’une modélisation intra-mathématique, autrement dit de l’application des mathématiques à elles-mêmes ? En logique mathématique, la théorie des modèles étudie les rapports entre une théorie (une axiomatique) et ses différents modèles (les objets mathématiques qui vérifient ses axiomes), ainsi que les rapports entre eux de ces différents modèles.
  Mais les sciences utilisent aussi des modèles hors langage mathématique. Par exemple, la pensée juridique ne cesse de créer des modèles et des catégories méta-discursives pour tenter de clarifier le chaos normatif des règles de droit ; mais par-delà sa vertu pédagogique et heuristique, cette tentative de modélisation reste confrontée à la contingence jusisprudentielle, témoin l’exemple des modèles de justice constitutionnelle que la doctrine tente, non sans difficulté, de dresser entre les cultures judiciaires américaine et européenne. D’autres grandes disciplines utilisent des modèles fondés sur le langage chimique, celui des éléments constitutifs de la matière, où les liens entre modèles et réalité générent les mêmes interrogations ontologiques qu’à propos des mathématiques et de la physique.

Voir le programme…


Thèmes des cycles HiPhiS précédents (menu « Archives »)

– 2009–2010 : Langages scientifiques, Langages éthiques (11 conférences)
– 2010–2011 : Objectivité, subjectivité (7 conférences)
– 2012 (printemps) : intermède (3 conférences)
– 2012–2013 : Relations et relativisme (6 conférences)
– 2014 : La fiction et la science, éternels ennemis, éternels complices (7 conférences)
– 2016 : Simplicité, complexité, globalité (10 conférences)
– 2017 : Causes, fondements, origines (10 conférences)
– 2018 : Les controverses, moteur intellectuel du progrès scientifique (11 conférences)
– 2019 : Représentations, analogies, abstractions (7 conférences)